Quelque 130 000 personnes ont visité la mine Saint-Louis depuis 1988, auxquelles s'ajoutent plusieurs milliers encore pour la Gabe Gottes, dont l'ASEPAM gère également la visite depuis 2002. Les deux entités sont complémentaires, la première étant un « pur produit de la Renaissance » et la seconde présentant « les différents aspects d'une mine qui a fonctionné pratiquement jusqu'à nos jours », indique le président de l'association, Jean-François Bouvier.
Visites et conférences
Sa structure s'apprête à fêter ses 25 ans le week-end prochain, avec des visites gratuites (*) et des conférences avec des spécialistes émérites : Sainte-Marien d'origine, Pierre Fluck est devenu la référence scientifique pour l'histoire des mines dans le Val d'Argent. Professeur à l'université de Haute Alsace, il dirige la campagne de fouilles qui a recommencé cette année. Patrick Clerc, en voisin de Ribeauvillé, est archéologue professionnel à l'INRAP, il reviendra sur l'évolution des techniques minières locales. Et enfin Paul Benoît, pointure nationale, archéologue minier, précisera ce qu'est la démarche de l'école sainte-marienne.
« Une nouvelle donne
touristique »
Pour contrer la baisse des visites (-15% l'an dernier), l'association
explore déjà de nouvelles pistes : les visites à la lumière de bougies et
le premier concert donné à la mine Gabe Gottes ont été très appréciés. Une
installation d'art contemporain pourrait se tenir sous peu : « Nous
devons faire preuve d'imagination et de créativité pour continuer à exister.
L'année 2007 sera une année de réflexion et d'adaptation à la nouvelle donne
touristique ».
Quant à l'avenir de fouilles, il est au beau
fixe : « Nous avons démarré une campagne de fouilles sur cinq ans, sur
le secteur de l'Altenberg, avec des mines de la première période d'exploitation,
qui s'étend sur 500 ans à partir du Xe siècle, et dont on ne sait pas encore
grand-chose : c'est une vaste inconnue ! ». Plus globalement, sur
un potentiel de 250 km (en grande partie sous le niveau de la Lièpvrette),
70 km de galerie ont été étudiés. Les chantiers de bénévoles, qui
accueillent des dizaines de jeunes gens chaque été, ne risquent pas de manquer
de sujet de fouilles....