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Sainte-Marie-aux-Mines / Association

ASEPAM : 25 ans d'âme et plus si affinités

L'association spéléologique pour l'étude et la protection des anciennes mines (ASEPAM) fêtera ses 25 ans d'existence le week-end prochain. Un anniversaire à la veille d'un grand tournant qui sera opéré par l'ouverture du parc minier Tellure.

Avec un anniversaire, on échappe rarement à une rétrospective : c'est ce que proposera l'ASEPAM pour ses 25 ans, le week-end prochain, avec une exposition présentée au théâtre (lire plus bas). Du côté du bilan, il est gigantesque en chiffre : 130 000 personnes ont visité la mine Saint-Louis Eisenthür depuis 1988, auxquelles s'ajoutent celles ayant déambulé dans la Gabe Gottes, depuis 2002. L'ASEPAM gère en effet les visites de ces deux mines, avec le soucis de coordination que ça peut supposer.

« Nous avons trouvé
de nouveaux thèmes
de visite »

 La quarantaine de membres peuvent compter sur une salariée qui assure des visites et des permanences, aidée ponctuellement par un vacataire et les bénévoles.
 Depuis 1990, les chantiers d'été de bénévoles ne s'essoufflent pas, bien au contraire : ils se poursuivent sur le secteur moins connu de l'Altenberg. « Nous nous orientons plus vers de la fouille achéologique proprement dite après des chantiers d'entretien pendant 5 ans » souligne Jean-François Bouvier, président de l'association, « ça a brassé pas mal de monde ! » Rien qu'entre 1982 et 1996, 226 fouilleurs ont été comptabilisés dans le Val d'Argent.
 « L'avenir est un peu mixte » analyse ainsi le président. « Par rapport aux fouilles archéologiques, il nous sourit, nous avons démarré une campagne sur 5 ans, mais avec l'avènement de Tellure, l'avenir est incertain pour les visites. » D'autant que le nombre de visiteurs est déjà en baisse constante depuis quelques années, (-15% l'an dernier). Alors à l'ouverture du parc minier à la Petite-Lièpvre, que va-t-il se passer ? « Le grand public devrait aller vers Tellure, les scolaires par exemple » juge M. Bouvier. « Mais si l'afflux des visiteurs est conforme aux attentes, on devrait espérer une hausse chez nous. Nous pouvons être complémentaires, à condition d'être intégrés en actes concrets au complexe, pas seulement en parole. »

« Tellure doit marcher,
il y a eu tellement
d'argent investi... »

 La vice-présidente Brigitta Zenner renchérit « nous voulions savoir à quelle sauce nous serions mangés, mais nous n'avons pas de réponse. Tout ce qui nous reste à faire, c'est attendre et voir ce qui se passe ». Garder bien sûr une permanente, mais pas forcément se lancer dans une embauche supplémentaire.
 « Ces dernières années, nous avons senti un tassement, rappelle le président, et nous avons trouvé de nouveaux thèmes de visite : Ombres et Lumières à la fin de l'année et en été ont beaucoup plu, et la musique dans la mine aussi. Il faut attirer une clientèle nouvelle pour faire parler de la mine. »
 Et comment continuer face à Tellure ? « Au parc, la mine sera plus facile d'accès, plus large, très grand public, alors que la mine Saint-Louis a un côté aventure que Tellure n'a pas. Nous pouvons proposer des visites à caractère plus sportif. Cela suppose un grand travail d'anticipation et d'avoir un personnel adapté. Nous devons faire preuve d'imagination et de créativité pour continuer à exister ».
 En tant que contribuable de la vallée, la vice présidente estime que « Tellure doit marcher, il y a eu tellement d'argent investi... » L'association espère donc des retombées positives de Tellure, « mon souci, ce sera de prendre ce virage-là » souligne encore Jean-François Bouvier. Un tournant qui ressemble à un beau challenge.

Anne Muller

© Dernières Nouvelles D'alsace, Jeudi 21 Septembre 2006. - Tous droits de reproduction réservés